EAU
Le Pays du Mont-Blanc dispose d’une ressource en eau importante mais l’inégale répartition des réserves place certaines zones en stress hydrique.
Le réchauffement climatique invite à une surveillance accrue des cours d’eau. Le recul des glaciers pose des questions quant à l’avenir même de la ressource.
Des actions ont été menées au cours du mandat 2020-2026 sur la thématique de l’eau. Découvrez-les dans les réalisations 2020-2026.
L'eau potable, principal usage de l'eau
Le Pays du Mont-Blanc se situe sur deux bassins-versants, celui de l’Arly et celui de l’Arve. Notre eau potable provient majoritairement de prélèvements effectués sur celui de l’Arve (qui comprend la rivière et tous ses affluents) et, dans une moindre mesure, sur celui de l’Arly.
70% des prélèvements sur le bassin versant de l’Arve sont utilisés pour l’eau du robinet domestique soit 4.5 millions de mètres cubes d’eau (1 200 piscines olympiques) par an. Cette eau sert aussi à l’industrie, responsable de 17% des prélèvements dans le milieu naturel.
L’Arve prend sa source dans la vallée de Chamonix et est principalement alimentée par les glaciers. Cet approvisionnement, très dépendant de la santé des glaciers, pose des questions quant à l’évolution des réserves à moyen et long terme.
530 km
de cours d'eau sillonnent le Pays du Mont-Blanc
4.5 millions de m³ d'eau
sont utilisés chaque année sur les 10 communes
Une ressource inégalement répartie
Contrairement aux idées reçues, le territoire n’est pas uniformément humide et la présence de nombreux cours d’eau ne signifie pas que toutes les zones sont également desservies.
Le changement climatique met en évidence ces inégalités :
- les sécheresses estivales plus précoces et plus longues obligent à présent certains troupeaux à redescendre d’alpages plus tôt dans la saison, faute de sources alimentées ou d’une pluviométrie suffisante.
- En hiver, l’eau est moins disponible (eau sous forme non mobilisable car en neige et glace). Le besoin en eau est cependant conséquent notamment du fait d’une importante présence touristique.
Des cours d'eau à surveiller
Le territoire du Pays du Mont-blanc compte 530 km de cours d’eau, soit environ la distance entre Genève et Paris. La grande majorité est privée et l’entretien incombe aux propriétaires.
Les nombreux cours d’eau font l’objet d’une surveillance opérée par des syndicats de rivières. Le SM3A s’occupe du bassin versant de l’Arve et le SMBVA de celui de l’Arly.
L’importance de cette surveillance grandit alors que le changement climatique modifie la pluviométrie. Les périodes de très fortes précipitations engendrent des risques inondations plus importants.
Cependant, les débits observés sur l’année sont plus faibles sur l’Arve, en lien avec des quantités de neige moins importantes et des glaciers en recul.
Une eau à préserver
Les industries de la Vallée consomment l’eau potable mais rejettent également des eaux usées.
Afin de protéger les écosystèmes aquatiques ainsi que la santé des habitants, ces eaux font l’objet d’une surveillance particulière et doivent être traitées. Certaines entreprises s’engagent dans des démarches de préservation en dépolluant l’eau qu’ils utilisent. Ils réalisent des investissements pour installer des systèmes de filtration ou de nettoyage. Dans ces initiatives, les collectivités locales sont des interlocuteurs privilégiés.